Quelques citations

« Chaque homme, chaque branche de l'armée, chaque bataillon est nécessaire dans cette grande entreprise. Ceux de l'intendance pourvoient aux vivres, les fourriers aux vêtements.
« Car vous ne trouverez pas grand-chose sur place, là où nous allons. Chaque homme, à la popote, aura une tâche à remplir, à commencer par celui qui fait bouillir l'eau pour éviter la dysenterie. L'aumônier lui aussi est nécessaire.
« Un homme ne doit pas penser qu'à lui, mais aussi au copain qui se bat à côté. « Nous ne voulons pas de couards dans notre armée. Il faudrait les tuer comme des mouches afin que plus tard ils n'engendrent pas des couards comme eux. Les braves engendreront des braves.
« Un des gars les plus braves que j'ai connus pendant la campagne d'Afrique, c'était un type qui travaillait en haut d'un poteau télégraphique au milieu d'une bataille furieuse quand nous avancions sur Tunis. Je me suis arrêté et je lui ai demandé ce qu'il faisait là dans un moment pareil.
« Il m'a: répondu :
« - Je pose un fil, mon général.
« - C'est dangereux, en ce moment.
« - Oui, mon général, mais il faut que ce sacré fil soit posé, m'a-t-il répondu.
« Celui-là, c'était un soldat. Un type qui ne voyait que son devoir.
Peu importe le danger et peu importe si la besogne paraît insignifiante au moment où on l'exécute.
« Si vous aviez vu nos camions sur la route de Gabès. Les chauffeurs étaient formidables. Des journées entières ils conduisaient sur ses sacrées routes, sans jamais s'arrêter, sans s'écarter de leur chemin, avec les obus qui éclataient partout autour d'eux. Grâce à eux, nous sommes arrivés au but, mais beaucoup d'entre eux avaient été au volant quarante heures de suite. « Maintenant, n'oubliez pas ceci. Vous ne savez pas que je suis ici. Ne le mentionnez pas dans vos lettres. Le monde n'est pas censé savoir ce que je suis devenu.
« Je ne suis pas supposé commander cette arme.
« Je ne suis pas supposé être en Angleterre.
« Il faut que les premiers à le découvrir soient ces cochons d'Allemands. Je voudrais les voir se lever sur leurs pattes de derrière en hurlant : « Seigneur Jésus, voilà encore cette diable de 3e armée et ce sacré Patton ! »

« Il y a 400 tombes en Sicile qui sont dues à la faute d'un gars qui s'était endormi à son poste. Mais ce sont des tombes allemandes, car nous, nous avons surpris cette ganache avant les autres. »

« Nous avons la meilIeure nourriture, le meilleur équipement, le meilleur esprit de corps et des hommes qui sont des types formidables, alors je plains les salauds contre lesquels nous allons nous battre. Par Dieu, je les plains. »

« Ne craignez pas la mort. Il n'y a pas un homme qui n'en ait peur au commencement d'une bataille, et celui qui me dira le contraire, c'est un sacré blagueur. II y a des poltrons, mais ceux-là se battront comme les autres, parce qu'ils verront leurs camarades se battre et qui auront aussi peur qu'eux. C'est cela le véritable héros ; c'est celui qui se bat malgré la peur. La trouille, cela passe. Cela passe en quelques minutes parfois, sous le feu de l'action, parfois ce n'est qu'au bout de plusieurs heures mais souvent aussi au bout de plusieurs jours.
« Mais un homme - un vrai - ne laisse jamais la peur surmonter son sentiment de l'honneur, du devoir à la patrie et le respect de soi-même.
« Vous avez tous pesté pendant votre carrière de soldat contre l'exercice. L'exercice vous a appris à obéir et à être toujours prêts. Je ne donne pas cher du soldat qui n'est pas toujours prêt. »

« On ne conduit pas une bataille par téléphone ! explosait Patton. Restez avec vos hommes... et ne leur demandez jamais de faire ce que vous ne voudriez pas faire vous-même ! »

« Mon général, je suis constamment sur le front, si je porte mes galons peints sur mon casque, je serai d'autant plus visible pour l'ennemi auquel je servirai de cible. Et une fois mort, je ne servirai plus à rien, ni à vous ni à mes hommes. » Sans mot dire, Patton emmena dans sa jeep le colonel qui venait de lui parler ainsi, et ils montèrent vers le front. Tout le long de la route, des soldats fatigués, harassés, reconnaissaient les trois étoiles du général sur son casque, lui souriaient et l'acclamaient. « Colonel, dit Patton, voici des hommes qui attendent de vous des directives. Sans votre insigne, ils ne vous connaissent pas. Un chef doit être à l'avant pour commander, même s'il doit se faire tuer et ses hommes doivent savoir qu'il est leur chef. »

« Que faites-vous là ? demanda Patton. Pourquoi n'avez-vous pas traversé la Sienne ?
- Nous étudions justement le moyen de le faire, mon général, mais nous ne trouvons pas d'endroit où nous puissions la passer à gué. - Quels efforts avez-vous donc faits pour cela ? » Puis il leur dit qu'il venait lui-même de voir la Sienne, qu'elle était à peine profonde de quarante centimètres et que la seule défense qu'il y eût à sa connaissance était une unique mitrailleuse.
« Mieux vaut constater une fois que de se fier à cent rapports, ajouta-t-il. Vous aurez mieux fait d'aller voir vous-même. »

« Que von Runstedt passe : Qu'il aille jusqu'à Paris, s'il le veut ! Nous le rattraperons toujours à la base. » Puis il proposa d'attaquer, le 22 décembre, avec la 4e division blindée et les 26e et 80e régiments d'infanterie.
« Car il faut attaquer, disait-il. Quand nous attaquons, l'ennemi ne peut que se défendre, mais si nous restons sur la défensive ou si nous préparons une attaque, c'est l'ennemi qui peut nous assaillir. »

« On utilisera les tanks comme la cavalerie ! »